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Julie 19 ans, ivg médicamenteuse a 9 SA

Julie, J'ai 19 ans et j’ai rencontré, il y a 5 mois, un homme fabuleux. Cela a été de suite le coup de foudre. J'ai parle de notre relation à très peu de gens dans ma famille. Lui m'avait déjà présenté à tout le monde. Apres 10 jours de retard de règle, je fais un test de grossesse et il est positif. Je n'en parle qu'à mon copain, il est très content et moi aussi, même si nous appréhendons la réaction de ma famille. Le lendemain, prise de sang. Je suis enceinte de 6 semaines. Je dois prendre alors la décision d’en parler à ma famille mais j'ai peur car je ne travaille pas et vit encore chez mes parents. Ma famille le prend très mal, elle me rabaisse en disant que je suis bête, « trop jeune », et « sans emploi ». Mon chéri était prêt à tout pour que je le garde, et moi chaque jour, je caressais mon ventre. Je lui parlais déjà, je l'aimais déjà. Ma famille me disait que « c'était rien qu'un caillot »,  qu'il n’était rien et qu'il fallait vite l'enlever. Rendez-vous pris pour l’avortement. Rendez vous avec l'assistante sociale « êtes-vous sûr de vouloir avorter? »  Ma réponse est « oui », oui, car on m’a dit de répondre « oui ». En sortant de la, je m’effondre dans les toilettes de l'hôpital. Et puis vient le jour de l'avortement. Je suis allée à l'hôpital avec une boule au ventre. Je ne réalisais  pas ce que je faisais, je l’ai fais pour que ma famille soit fière de moi. Le médecin me montre mon bébé à l'échographie. Mon Cœur battait si fort. Il me dit ensuite de prendre les médicaments. Je les prends...

Et la ? Je suis vide, je suis anéanti, je n'ai plus envie de rien, je ne sais pas si je m’en remettrai, j'ai l'impression de faire le deuil... Le deuil de mon bébé dont je n'ai pas eu le courage de lui donner la vie. Je me sens coupable, et ne me le pardonnerai jamais. Pour moi et mon copain, c’est très dur. Si nous hésitons c’est qu’au fond nous le voulons, et les regrets viennent très vite s’installer. Par peur de ma famille j'ai choisit la facilité et j'ai tué mon bébé car pour moi c’est l’avoir tué en acceptant d'avaler ces cachets. 7 jours de réflexion, ce  n’est pas suffisant. Même 15 jours ne le serait pas. Je pense que des les premiers jours nous avons au fond de nous notre décision. J'ai pris ma décision par panique et je regrette énormément. Alors pour toutes les filles qui sont fortes et qui ont le courage de mener leurs grossesse à terme je vous dis bravo, vous avez réussi et fait le bon choix.

Merci de le partager ! Sachez que je me suis renfermée sur moi même, je n'ai plus goût à rien et j'en veux à tout le monde. Je ne savais pas qu'en 6 semaines, on pouvait s'attacher autant à ce nouvel être qui viens en nous. A toutes les femmes qui ont du avorter comme moi par peur, je comprends ce que vous ressentez .... À toutes les femmes : courage pour avoir à affronter les problèmes,  En gardant votre enfant ? je vous envie tellement !

 

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